Conférences des étudiant-e-s

Au vu du succès des conférences des étudiants qui ont eu lieu la dernière année académique, PhilEAs est heureuse de vous annoncer la reprise de cette activité le vendredi  28 avril entre 14h et 18h.

Le cycle de conférences permet aux étudiants d’exposer un travail rédigé dans le cadre d’un séminaire ou un projet de recherche comme un mémoire ou un petit mémoire. Si vous êtes intéressés à participer en tant que conférenciers, veuillez contacter Magalie ou Roman. Nous encourageons en particulier les étudiants en fin de Bachelor ou en Master à participer à cette activité.

Les étudiants de philosophie ainsi que les membres du département et toute autre personne intéressée sont les bienvenus pour assister aux conférences.

PROGRAMME:

13h00 – 14h00  Lara Jost — L’hypothèse de la cognition étendue (HEC) et le problème des autres esprits

« Comment prouver à quelqu’un qu’il y a au moins une personne autre que lui qui possède un esprit? Cette simple question est la formulation d’un problème extrêmement connu, celui des autres esprits. Les solutions classiques à ce problème sont la solution par analogie, la solution du critère et la solution de la théorie scientifique. Toutes ces solutions échouent à résoudre ce problème, et elles ont un point commun: elles considèrent toutes que l’esprit est confiné à l’intérieur du cerveau, et adoptent ainsi un point de vue internaliste. Aujourd’hui, je vous propose d’adopter un point de vue externaliste, grâce à l’hypothèse de la cognition étendue (HEC), afin de trouver une solution au problème des autres esprits qui soit meilleure que ses adversaires. Cette nouvelle solution utilisant HEC sera discutée et nous verrons si elle permet de donner une preuve satisfaisante de l’existence d’un autre esprit. »

14h00 – 15h00 Roberto Keller — Unités Organiques : une question de dépendance

« Il arrive parfois que certains objets ou états de choses présentent une différence entre la valeur du tout et la somme des valeurs des parties. Un tout plutôt mauvais pourrait être constitué de deux parties très bonnes, un autre tout très bon pourrait être constitué de trois parties neutres et ainsi de suite. Plusieurs analyses ont été proposées pour rendre compte de ce phénomène. Dans cet exposé je présenterai les trois approches les plus communes: l’atomisme, l’organicisme, et le conditionnalisme. L’organicisme, la thèse qui soutient que la valeur d’une partie ne change pas une fois que celle-ci est intégrée dans le tout, rend compte des unités organiques en niant l’additivité des valeurs. Cette thèse paraît assez plausible, mais on n’explique pas très souvent pourquoi les valeurs ne sont pas additives. Dans cet exposé je soutiendrai que la relation de dépendance entre les valeurs et les propriétés naturelles explique cela. Plus précisément, la relation de dépendance entre les valeurs et les propriétés naturelles ne permet pas de déduire – du fait que deux valeurs positives sont respectivement instanciées par deux parties A et B – que la somme méréologique de A et B fondera une valeur qui est fonction des valeurs instanciées par A et B. »

15h00 – 16h00  David Blunier et Luca Tual — La pensée et son langage

« La tradition philosophique considère que la pensée est antérieure au langage, celui-ci étant conçu comme un simple mode d’expression de la pensée (hypothèse « frégéano-russellienne »). Dans notre brève présentation, nous essayerons de promouvoir une conception radicalement différente, défendue par Hinzen (2012, 2013, 2015), qui soutient que la pensée est linguistique par nature. D’après cette théorie, il n’est pas besoin de supposer l’existence d’une pensée spécifiquement humaine distincte du langage : au contraire, celle-ci serait le langage, conçu comme un système d’opérations discrètes permettant de structurer l’information sémantique. Cette hypothèse, renforcée par un nombre toujours grandissant de données linguistiques, possède des avantages indéniables, tant sur le plan ontologique qu’explicatif. »

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