Conférences des étudiant-e-s

La prochaine édition des conférences des étudiant-e-s aura lieu début mai 2020 à Munich. La date précise sera annoncée plus tard. Les frais de voyage seront remboursé-e-s aux conférencier-ère-s.

Ces conférences lancées par PhilEAs permettent aux étudiant-e-s d’exposer un travail rédigé dans le cadre d’un séminaire ou un projet de recherche comme un mémoire ou un petit mémoire. Si vous êtes intéressé-e à participer en tant que conférencie-ère, veuillez contacter Kyryll. Nous encourageons en particulier les étudiant-e-s en fin de bachelor ou en master à participer à cette activité.

Il faut viser entre 30 et 40 minutes de présentation. La présentation est suivie de 20 minutes de discussion. Il est même tout à fait possible de présenter un travail en cours de progression.

En soumettant à d’autres étudiant-e-s vos hypothèses et les problèmes rencontrés au stade où votre travail en est, ou encore des arguments non définitifs, vous risquez moins de vous attirer des quolibets que des remarques qui pourraient s’avérer utiles à votre progression. Il est aussi possible de réaliser une présentation à plusieurs.

Pour participer, vous avez jusqu’au 10 mars pour nous faire parvenir l’abstract de votre présentation. Après l’avoir évalué, nous vous confirmerons votre participation. Votre abstract (250 mots max) doit contenir le sujet de votre présentation (la thèse que vous allez défendre/attaquer, à quel domaine de la philosophie elle appartient et éventuellement à quel problème elle se rattache) et un résumé de votre argument (les points importants de votre stratégie et, si vous en avez un, le problème que vous rencontrez qui vous empêche d’avancer). Vous trouverez un exemple d’abstract à la fin de ce mail.

Nous attirons votre attention sur les conditions que votre présentation doit satisfaire pour être acceptée : la thèse que vous défendrez ou attaquerez doit être une thèse philosophique et non pas historique ou herméneutique. Vu que la conférence est internationale, la présentation doit être en anglais.

Exemple d’abstract :
« S’émouvoir d’un roman, d’un film, d’une pièce de théâtre ou d’un jeu vidéo fait partie intégrante de ce pour quoi nous apprécions nous plonger dans des œuvres de fiction. Pourtant, on constate que les réactions émotionnelles suscitées dans de tels contextes fictionnels différent significativement d’une manière ou d’une autre de nos émotions ordinaires. D’une part, des études empiriques récentes soutiennent que, toutes choses étant égales par ailleurs, nos réactions émotionnelles aux stimuli fictionnels sont systématiquement moins intenses que nos réactions émotionnelles aux stimuli réels. D’autre part, on constate que, généralement, s’émouvoir du sort d’un personnage fictionnel ou d’une personne réelle ne motive pas à l’action de la même manière. Et même si aujourd’hui rares sont les philosophes qui osent encore soutenir que nos réponses affectives aux fictions ne sont que des quasi-émotions, demeure la question de savoir pourquoi nos émotions semblent ainsi différer suivant les contextes fictionnels ou ordinaires dans lesquels elles sont suscitées. Je soutiendrai qu’en réalité, nos émotions fictionnelles ne sont pas significativement différentes de nos émotions ordinaires et que les dissimilarités que l’on peut constater s’expliquent mieux par une distinction entre contextes interactifs et non interactifs plutôt que fictionnels et non fictionnels. »